L'État de New York a présenté une loi sur la propriété des jeux qui obligerait à vendre les jeux vidéo comme des achats dont le joueur est propriétaire, et non comme des licences révocables, selon Tom's Hardware. New York devient ainsi le deuxième État américain à porter ce type de texte, après la Pennsylvanie.
Le texte cible le modèle de licence qui régit la vente de jeux numériques depuis plus de dix ans. Dans la pratique actuelle, les joueurs paient le prix fort pour des titres qu'ils ne possèdent jamais vraiment : l'accès peut être retiré, les serveurs fermés ou les boutiques déréférencées. La proposition veut changer ce cadre juridique.
Ce que changerait la loi de New York sur la propriété des jeux
Sur le fond, le texte exige que l'acheteur possède le jeu au moment de l'achat, et non qu'il en obtienne seulement une licence que les éditeurs peuvent modifier ou résilier. Cette distinction compte, car la licence a permis aux entreprises de retirer des jeux des bibliothèques, de fermer des boutiques et d'arrêter des services en ligne sans rembourser les joueurs.
Tom's Hardware rapporte que New York suit l'exemple de la Pennsylvanie, signe que la régulation de la propriété numérique au niveau des États gagne du terrain au lieu de rester un effort isolé. Les deux textes traduisent le mécontentement croissant des consommateurs et des élus face à l'écart entre ce que les acheteurs croient acquérir et ce que les petites lignes leur accordent réellement.
Pourquoi les règles de propriété numérique se multiplient aux États-Unis
Cette initiative s'inscrit dans une vague plus large de lois sur le droit à la réparation et la propriété numérique aux États-Unis. De plus en plus d'États régulent la manière dont les entreprises technologiques gèrent les achats des consommateurs, la réparation des appareils et l'accès aux logiciels, des domaines longtemps laissés presque entièrement aux contrats de licence utilisateur final.



