General Motors a accepté de payer 220 millions de dollars pour régler un litige intenté par les procureurs généraux de 35 États américains et du district de Columbia concernant son programme Smart Driver, aujourd'hui abandonné, qui collectait des données de conduite et les vendait à des assureurs sans consentement clair des clients.
Ce règlement, rapporté par Ars Technica et Engadget, constitue l'une des plus lourdes sanctions liées à la vie privée et aux données des voitures connectées. Il fait suite à une action distincte de la FTC qui a interdit à GM et à sa filiale OnStar de partager certaines données des conducteurs avec des tiers pendant cinq ans.
Comment fonctionnait le programme Smart Driver de GM ?
Smart Driver était présenté comme un outil permettant aux parents de surveiller leurs adolescents au volant ou aux adultes de suivre leurs propres habitudes. Mais selon un article du New York Times publié en 2024, GM a inscrit des millions de clients entre 2016 et 2024 et a enregistré des données sur les freinages brusques, la conduite nocturne et les excès de vitesse.
Ces informations étaient vendues à des courtiers en données, qui les transmettaient ensuite aux assureurs. Certains conducteurs ont vu leurs primes augmenter en conséquence. Les procureurs généraux ont affirmé que GM n'avait jamais informé les clients que leurs données seraient utilisées de cette manière, et que beaucoup de conducteurs ignoraient même être inscrits au programme.
Les concessionnaires auraient reçu des primes pour inscrire le plus de clients possible, et certains employés auraient accepté les conditions générales au nom des clients sans leur autorisation expresse. Plus de 370 000 conducteurs ont été informés qu'ils n'étaient pas inscrits alors qu'ils l'étaient, selon les procureurs généraux ; GM les a ensuite désinscrits sans les prévenir et a continué à vendre leurs données.
- Données collectées : freinages brusques, conduite nocturne, excès de vitesse


