Faire tourner Linux sur un portable Nvidia RTX Spark est possible, mais selon un rapport pratique de mindstudio.ai, cela s'accompagne d'une pénalité de performance majeure. Une fois la machine branchée sur secteur, le GPU se retrouve bloqué à environ 780 MHz au lieu des plus de 2 GHz atteints sous Windows.
Cet écart n'est pas cosmétique. Une puce qui produit environ 65 tokens par seconde sur un modèle de 120 milliards de paramètres sous Windows peine à dépasser 14 tokens par seconde sous Linux, soit environ 35% de la vitesse attendue. La cause tient au micrologiciel de gestion de l'énergie que Linux ne peut pas lire actuellement.
Le bug de fréquence GPU de Nvidia RTX Spark sous Linux expliqué
La plateforme RTX Spark équipe des portables comme le MSI Prestige N16 Flip AI Plus, l'Asus ProArt et le Dell XPS, et reprend la conception du GPU de la station de bureau DGX Spark de Nvidia. La différence clé : la DGX Spark est livrée d'usine avec la version Linux propre à Nvidia, tandis que les variantes portables tournent sous Windows sur ARM.
Installer Linux sur un MSI Prestige n'a pas été une simple formalité. Une première tentative avec Omarchy, une distribution basée sur Arch, a échoué car le matériel MSI se comportait différemment des unités Asus et Dell, produisant un affichage scintillant et instable au démarrage. Debian s'est révélée plus fiable, mais l'installateur ne parvenait pas à se connecter au Wi-Fi, ce qui a nécessité un adaptateur Ethernet USB. À l'installation, Debian n'a pas non plus reconnu le clavier, le pavé tactile ni le GPU, les noyaux standards n'embarquant aucun support matériel spécifique aux portables.
Répartition mémoire et solutions logicielles sur RTX Spark
Revenir à Omarchy a résolu le problème de pilote, car son noyau intègre déjà le pilote open source de Nvidia. Linux a alors démarré correctement, mais ne voyait que 28 Go des 128 Go de mémoire unifiée du portable. Le micrologiciel réserve 96 Go à l'usage du GPU, et ce partage ne peut être ajusté que depuis Windows.



