Le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a ordonné aux agences fédérales civiles de cesser d'acheter des produits et services de l'entreprise chinoise d'IA DeepSeek, et de retirer ceux déjà installés dans les systèmes informatiques gouvernementaux, rapportent Reuters, TechCrunch et The Decoder. Cette décision s'appuie sur des préoccupations de sécurité nationale et sur une loi américaine de 2018 relative à la sécurité de la chaîne d'approvisionnement dans les marchés publics fédéraux.
L'interdiction ne concerne pas seulement l'application et les modèles de DeepSeek : elle s'étend aussi aux produits d'entreprises affiliées et aux services tiers construits à partir de sa technologie, les agences pouvant toutefois demander des dérogations. Le DHS a averti que des données sensibles d'utilisateurs gouvernementaux américains pourraient être accessibles aux autorités chinoises en vertu du droit chinois. Aucun délai de retrait n'a été fixé et la note ne cite aucun incident de sécurité précis.
Ce que couvre l'interdiction de DeepSeek
Cette mesure prolonge des restrictions déjà existantes. Une loi adoptée en décembre 2025 visait l'usage de DeepSeek dans les systèmes de renseignement et de sécurité nationale ; le nouvel ordre étend ces mêmes limites aux agences fédérales civiles.
La portée exacte du texte reste floue. The Decoder note que la note ne définit pas ce que signifie réellement « construit avec » DeepSeek, laissant ouverte la question de savoir si des passerelles d'IA comme OpenRouter entrent dans le champ de l'interdiction.
- L'ordre vise les agences fédérales civiles, pas l'armée.
- Il s'applique aux nouveaux achats comme aux systèmes déjà en place.



